اهل السهوب

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    situation des eaux dans la region

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    situation des eaux dans la region

    Message par Admin le Mar 11 Mai - 9:43

    [justify]L’eau = la vie :l’eau n’est pas essentielle à la vie , elle est la vie et va constituer au XXI siècle une source de conflits entre pays , et la nation qui en sera privée sera exposée à tous les dangers
    Introduction :
    Vu l’absence totale de ressources superficielles (eau de surface) dans notre région ,il s’est avéré indispensable sinon obligatoire de recourir aux eaux des nappes souterraines afin de répondre à la demande en eau .Cette demande devenue de plus en plus grande à cause de l’évolution rapide des besoins en eau et les différents usages ,engendré par une démographie galopante et un exode de plus en plus inquiétant n’a pu être momentanément résolu que grâce à l’augmentation des débits d’exhaure et / ou fonçage de nouveaux puits ou forages .
    Cette réflexion offensive contre la seule et unique nappe connue de la région , en plus de la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années sont les causes directes de l’abaissement du niveau du plan d’eau (rabattements importants ) et diminution , voir danger de disparition des réserves .Cela peut provoquer à long terme des effets irréversibles sur notre aquifère si cet état de fait persistait.(épuisement total de la nappe , détérioration de la qualité d’eau , tassement et changement dans les conditions physiques de l’aquifère .
    Ce scénario peut facilement devenir une réalité si aucune mesure futuriste du règlement du problèmes des ressources n’est envisagée .
    Si à l’heure actuelle , le taux de satisfaction en branchements des ménages est de 95 % au niveau de la ville , avec un débit mobilisé de 102/l/s ,ce qui place la ville parmi les plus privilégiées, il n’en demeure pas moins que tout son avenir dépend des deux nappes connues à savoir celle de NAAMA et de ROUDASSA . L’augmentation des besoins de la population se fait de plus en plus pressante et le débit actuel mobilisé sera en constante diminution.
    La situation du réseau pose un problème de gestion à cause des branchements anarchiques des nouveaux quartiers , de la mauvaise réalisation de nouveaux réseaux , de la vétusté de l’ancien réseau ajouté au manque de moyens techniques mis aux mains de l’entreprise EPEN
    Dans ce contexte les problèmes suivants ont été soulevés :
    • mauvaise gestion des ressources à cause de la vétusté du réseau et du manque de moyens techniques d’intervention.
    • les impacts des nouveaux forages ne sont pas déterminés d’une façon scientifique mais plutôt au hasard et centrés sur les nappes connues afin de garantir le résultat.
    • manque de stratégie de longue durée dans l’approche de la résolution des problèmes des ressources en eau.
    • manque de données statistiques, de cartographie des nappes de recensement des puits et forages exploités ou non .
    • manque d’études hydro - géologiques.
    • méconnaissance des capacités et des limites des nappes exploitées, de leur quantité et de leur position.
    • insuffisance des capacités de stockage et mauvaise répartition ce ceux-ci.
    • inexistence d’une politique de récupération au niveau des nappes des eaux de ruissellement
    • traitement insuffisant de l’eau au niveau de certains châteaux et au niveau de certains quartiers qui sont directement alimentés par la conduite d’adduction.
    La gestion des eaux souterraines est l’ensemble des opérations qui permettent d’en organiser l’exploitation de telle sorte que les effets induits sur la nappe soient acceptables tant du point de vue quantitatif que du point de vue qualitatif.
    La gestion implique la possibilité de prévoir les conséquences des modifications apportées au niveau des prélèvements ou de l’alimentation et donc de disposer de données ou de moyens de calcul pour effectuer des calculs fiables.
    La prise en charge se divise en trois étapes bien qu’elles n’en constitue qu’une seule :

    1- SAVOIR :

    Avoir une meilleure connaissance sur un secteur concernant ses ressources et leur état, c’est déjà la moitié du travail qui est réalisé et qui consiste à :
    • faire une étude hydrogéologique complète « synthèse »
    • faire un inventaire des sources et horizons aquifère
    • faire la différenciation des types de nappe en fonction de leur qualité chimique.
    • faire la limitation des nappes
    • élaborer une cartographie de l’aquifère (dimension –allure) avec carte pu isométrique.
    • définir les caractéristiques hydrauliques de l’aquifère .
    • faire l’inventaire complet et détaillé des points d’eau
    • faire la limitation du bassin hydrologique, hydrogéologique et le bilan hydrique .



    2- AVOIR :
    Cette deuxième étape concerne la base de données vivante de notre travail et qui consiste à
    • faire des prélèvements périodiques et constant (niveau pu isométrique – qualité de l’eau )
    • archivage et classement des données en vue de leur traitement par qui de droit.
    • disponibilité d’un matériel opérationnel (micro –logiciel etc..) pour le traitement des informations.



    3- PREVOIR :
    C’est l’étape la plus importante et la plus délicate car c’est sur elle que repose l’avenir de la région :
    Elle se traduit par :
    • la mise au point et l’entretien des modèles mathématiques
    • la simulation des programmes futurs de l’exploitation
    • le suivi des effets de l’exploitation sur la nappe.

    En plus de cette démarche méthodique de la gestion des réserves d’eau il y a lieu de :
    • recourir à de nouvelles prospections vers les zones vierges (chott el gherbi – zone d’Elbiod - synclinal .
    • instituer une politique de rationalisation et d’économie de l’eau au niveau de la distribution
    • réfectionner les réseaux défaillants et sujets à des fuites régulières.
    • faire des études pour les futures extensions pour permettre au réseau de garder son équilibre et son efficacité.
    • rentabiliser les forages existants au niveau du tissu urbain pour un appoint éventuel et pour l’usage domestique.
    • faire un inventaire des puits traditionnels et de toutes les ressources hydriques existants en ville en vue d’une utilisation de substitution d’une part et pour leur traitement d’autre part.
    • activer les adductions des forages existants pour conserver le taux de couverture actuel et tout en tenant compte des possibilités des nappes et en évitant le gaspillage.
    • augmenter les capacités de stockage et veiller à leur bonne répartition.
    • faire des études hydrogéologiques valables pour prévoir des adductions à partir de zones vierges et riches en eau.
    • envisager la possibilité de mobiliser les eaux de ruissellement pour l’enrichissement des nappes existantes.
    • veiller au traitement de l’eau d’une façon régulière et complète
    • introduire l’utilisation des énergies renouvelables (énergie éolienne et solaire) pour les puits et forages éloignées des lignes électriques.
    • réglementer la délivrance des autorisations de fonçage de puits et forages (fins agricole, industrielle ou commerciales) en tenant compte des capacités des nappes .
    • impliquer tous les services techniques et les intervenants en matière d’hydraulique à tous les projets d’adduction ou de distribution de l’AEP
    • établir des plans de rationalisation de l’eau dans les quartiers en cas de rupture de longue durée (plan orsec).
    • Revoir le sema directeur de distribution de l’eau potable pour trouver une solution aux zones souffrant de pénurie d’eau dans les q
    uartiers.
    [/justify]

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