اهل السهوب

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    la desertification menace le developpement en Algerie

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    la desertification menace le developpement en Algerie

    Message par Admin le Sam 9 Oct - 7:16

    L'Algérie est menacée par les dangers de la désertification. Les experts tirent la sonnette d'alarme et appellent les pouvoirs publics à enclencher un réel plan d'action pour protéger le nord du pays contre l'avancée des sables du Sahara. Mais pour l'heure peu d'initiatives sont prises alors que 75 % de nos régions steppiques sont désertifiées ou au seuil de la désertification !


    En visite depuis mardi en Algérie, Luc Gnacadja, le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, n'a pas manqué d'interpeller l'attention des responsables Algériens sur les réalités de ce fléau naturel. La désertification n'est pas un mythe, a tenté d'expliquer ce haut cadre de l'ONU, et l'Afrique en général, l'Algérie en particulier, est sérieusement exposée à ses dangers.

    Lors d'une conférence animée en présence de cadres du secteur agricole et de représentants du corps diplomatique, Luc Gnacadja a indiqué que l'aridité va entraîner une diminution de la productivité des sols de 15 à 50% d'ici 2050 en Algérie, alors que le cycle de germination des graines sera réduit encore de 20%, a-t-il averti.

    Ces prévisions dramatiques ne sont guère de l'alarmisme fortuit car une récente réalisée dans 39 wilayas en Algérie a confirmé que la désertification connait une expansion dangereuse dans notre pays.

    Selon les résultats de cette étude publiée en 2009 et réalisée par quatre chercheurs Algériens du Laboratoire de recherche sur les systèmes biologiques et la géomatique du Centre universitaire de Mascara, pas moins de 74,81 % des parcours steppiques des wilayas intérieures du pays sont au seuil de la désertification !

    Comparée aux travaux de 1996, réalisés par le CNTS (Centre National des Techniques Spatiales), "on peut confirmer que l’évolution phénoménale de ce fléau naturel, durant ces 20 dernières années s’accélère selon un rythme d’environ 40 000 ha/an", notent les auteurs de cette étude publiée dans les colonnes de Vertigo, une revue électronique en sciences de l'Environnement.

    Mais comment des surfaces aussi immenses sont englouties par le sable ? Pour les spécialistes de l'environnement, la sécheresse récurrente et persistante et le recours à des pratiques abusives, tels que le surpâturage ou encore la mise en valeur des terres pastorales, ont fini par plonger l'Algérie dans les abîmes de la désertification.

    Et face à l'avancée des sables, Luc Gnacadja a suggéré aux autorités Algériennes de mettre en place une intégration de la mise en valeur des terres dans la politique publique. Aujourd'hui, il "impératif" pour l'Algérie, souligne Luc Gnacadja, d'orienter des investissements vers les zones rurales arides.

    Malheureusement, dans ce domaine, l'Algérie ne s'illustre pas par une volonté coriace. Preuve en est, l’expérience de la mise en valeur des terres n’a pas donné jusqu’à présent les résultats escomptés et les investissements publics ne sont nullement à la hauteur de l'enjeu.

    L'Algérie garde donc les bras croisés face au phénomène de la désertification qui dévore tout sur son passage.

    Abderrahmane Semmar

    mecheria
    Invité

    Quelles solutions choisir?

    Message par mecheria le Jeu 14 Oct - 8:20

    Je viens de lire le constat de Mr A. Semmar.
    Je ne suis pas spécialiste en matière de désertification, c'est pas mon domaine.
    Mes questions :
    La désertification est un phénomène naturel qui intéresse une surface immense. Peut-on lutter contre ce fléau ?
    D'où vient le sable? naît-il sur place ou vient du sahara?
    Peut-on stopper le sable qui avance? Existe-t-il des moyens efficaces?
    faut-il stopper le sable ou s'adapter à la réalité naturelle?
    Mon point de vue.
    L'immensité de la surface concernée rend la tache très difficile voire impossible.
    La lutte contre ce phénomène doit être forcément pluridisciplinaire.
    C'est illusoire de vouloir stopper le sable dans sa progression inéluctable, inexorable. Le sable est transporté aussi dans les airs, voyage aussi dans l'atmosphère. Certaines études au royaume uni auraient trouvé le sable du sahara dans un prélèvement dans l'atmosphère de ce pays de la moitié nord du globe terrestre.
    IL FAUT S'ADAPTER en odoptant la politique de la protection des biens (habitations, écoles, routes...etc) et des moyens de production(champs, barrages, usines...ect). Cela demande beaucoup d'imagination, de moyens matériels et financiers. Le fils de Noé trouva le sommet de la montagne comme refuge, son père intelligemment contruisit un bateau et y préserva le patrimoine de l'humanité.
    MOUSSI.

    paysan
    Invité

    désertification

    Message par paysan le Dim 21 Nov - 21:50

    Désertification à freiner ( si possible )
    Trouver remède pour freiner cette avancée progressive de la désertification est une tâche immense, un combat permanent.
    Si j'ai abordé la plante topinambour dans mon message du 12 novembre, dans Forum Méchéria, c'est en pensant au rôle éventuel de ce tubercule, par essai bien sûr d'abord. Cette plante, pour la faire découvrir ( un peu ) se présente dans le style de la pomme de terre.
    Ce tubercule difforme peut, à l'échelon individuel libérer 2 ou 3 plants en le cassant à la main, en respectant les yeux qui pointent. Il se plante dans le même principe que la pomme de terre, en rayons écartés de 75 cms ou 90 cms, et tous les 40 cms sur le rang. Sa mise en terre s'effectue en mars / avril, même avant si possible, selon la récolte, car la matûrité chez nous se situe à partir du 15 décembre.
    Dans le parcours annuel de vie de cette plante, sa floraison en septembre est un signe relativement bon à l'égard de la production à venir. Selon l'eau qu'elle peut profiter, sa hauteur va de 2 à 3 mètres. En ce qui concerne le besoin de plants à l'hectare, il faut environ 1500 à 2000 kgs; Cette quantité varie selon les morceaux que l'on obtient en faisant cette casse expliquée ci-dessus. Cette variété tardive que j'ai porté à votre connaissance est du K 8. Lors de l'étude de cette production dans mon département, il y avait 12 variétés, dont 3 hâtives qui se récoltaient fin octobre.
    Sur le plan désherbage, il arrive qu'il n'y ait rien à faire. La surface couvrante de cette culture empêche l'invasion de l'herbe, selon la puissance végétative que cette production développe.
    Il y a aussi comme information relative, l'usage des engrais ( N P K / azote - phosphate - potasse ). Reste déjà à découvrir ce qu'exprimera la terre elle-même.
    Donc pour l'instant, les pieds que je détiens ne sont pas encore récoltables. Je garde l'espoir de vous permettre cet essai.
    Pour terminer, j'ai hâte de connaître un tel parcours d'un an. De plus cette plante ne gèle pas, à des moins 20-25 degrés. Paysan de France

    Paysan
    Invité

    La désertification qui menace ( suite )

    Message par Paysan le Lun 20 Déc - 14:21

    Dans la continuité de la réflexion sur ce sujet, je porte toujours une grande attention aux différents articles relatifs à la désertification.
    Bien que ne détenant pas de remèdes miracles, je demeure toujours très attentionné à l'action menée sur ce sujet par votre association. En France, la Fondation Chirac s'occupe de ce sujet à l'échelon international.
    En ce qui concerne le plant de topinambours, sa récolte est faite. J'ai pris des contact pour trouver le moyen de transport.
    Au travers de ce contact avec vous, j'aimerais avoir des informations venant de Yamina, elle qui voulait que l'on soit ami, après des échanges assez "carrés".
    Très amicalement à Messieurs Ahmed et Beghdad.
    Paysan de France

    Paysan
    Invité

    Recherche de nouvelles

    Message par Paysan le Ven 27 Mai - 20:16

    Bonsoir aux amis de Forum Méchéria,

    Par ces quelques mots Monsieur Ahmed, j'aimerais avoir de vos nouvelles concernant l'action que vous menez, et en y ajoutant les essais du topinambour. Le téléphone manque pour faire le point (verbal ) sur ces tests grâce à la coopération des agriculteurs que vous avez rassemblé autour de vous. Monsieur Beghdad, que j'ai eu en l'appelant chez lui, m'a dit que ça poussait.
    Au travers de Forum Méchéria, je compte sur l'A.P.A.E. pour avoir des nouvelles sur ce sujet. Je dois vous informer que la Poste d'Alger m'a appelé, me disant que le 3ème colis a été abîmé, et si je voulais qu'on me le retourne.
    Ma seule réponse a été de dire direction Méchéria pour ce paquet.
    Par contre, depuis l'expédition du 2 avril 2011, je suis persuadé que ces plants du 3ème envoi sont en "déconfiture". C'est à voir, si c'est encore plantable.
    En attendant de vos nouvelles, amitiés à Messieurs Ahmed et Beghdad.

    Paysan de France

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    Re: la desertification menace le developpement en Algerie

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