اهل السهوب

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    causes de la desertification

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    causes de la desertification

    Message par Admin le Lun 10 Mai - 9:45

    CAUSES :
    1* surcharge des pâturages :
    La mauvaise gestion de la steppe , et l’absence de consensus pour l’utilisation de celle-ci a fait que les pâturages , maigres au demeurant , ont été surexploités par un cheptel toujours plus important et plus exigeant ( environ 4 millions de têtes au niveau de la wilaya ) d’où une détérioration systématique de toute les plantes qui constituaient la richesse de la région et l’élément fixateur des dunes et qu’aucune mesure conservatoire sérieuse de la part des éleveurs ou des pouvoirs publics n’est venu contrecarrer.
    2* Fragilité des sols :
    Les années de sécheresse qui se sont succédées et l’absence de mesures de protection du tapis végétal ont affecté dangereusement les sols au fur et à mesure ;ce qui a permis d’accentuer leur fragilité par le phénomène de l’érosion hydrique et éolienne.

    3*L'érosion éolienne
    La compétence du vent, c'est-à-dire sa capacité à soulever et à transporter des débris, se limite aux particules fines : argile, limon, sable, cendre, poussières. Les sables grossiers (0,5 à 1 mm) sont déplacés par roulage. Les sables moyens (0,1 à 0,5 mm) effectuent des bonds successifs jusqu'à 2 m de hauteur (saltation). Les particules inférieures à 0,08 mm sont emportées en suspension. Le vent agit là où la végétation est discontinue et les climats secs. La rareté de la matière organique et la dessiccation privent les formations détritiques de liant et de cohésion. Le vent opère un tri, le vannage soulevant les particules fines et laissant sur place les débris grossiers qui forment un pavage!; dans les déserts, les ergs en sont un bon exemple. La déflation éolienne, ou arrachement de particules par le vent, est un processus efficace susceptible d'évider des cuvettes dans les roches meubles ou de creuser des sillons. Le vent chargé de sable mitraille de milliers de chocs les affleurements de roches dures. Il en résulte une usure, un polissage — une éolisation — qui s'exerce aussi bien sur des blocs que sur des étendues rocheuses. Cette corrasion éolienne ne laisse subsister que les surfaces et les éléments les plus résistants, les époussetant de toute particule meuble. Elle aboutit à une érosion différentielle qui s'exprime à toutes les échelles : nids d'abeilles sur les parois, sculpture en forme de champignon de rochers isolés, dégagement des surfaces planes des hamadas.
    La compétence du vent étant limitée, le moindre obstacle arrête net le transport des sables et des poussières. Les dunes sont les formes de transit et d'accumulation de l'érosion éolienne. Un dépôt de sable se produit derrière les touffes de végétation : ces micro-dunes sont les nebkas. Les barkhanes sont des dunes mobiles plus importantes, en forme de croissant dont les pointes s'allongent dans le sens du vent. Dans les épaisses couches de sable, le vent modèle et remanie sur place des ensembles de dunes, les ergs!; les formes variées des dunes et de leur assemblage (aklé, ghourd, etc.) dépendent de la direction des vents dominants.
    Les dunes peuvent se former en dehors des déserts sur les espaces éventés que sont les hauts de plages sableuses.
    4* Mécanisation de la steppe :
    L’introduction de véhicules utilitaires par les éleveurs(tracteurs et GAK) à grande échelle pour leur approvisionnement en eau , et pour leurs nombreux déplacements a conduit à une situation déplorable de la steppe .La facilité d’accès des zones a engendre l’existence d’un réseau inimaginable de pistes allant dans tous les sens et constituant une vaste toile d’araignée ,sectionnant les nappes alfatières , brisant les différents liens entre les espèces compromettant l’écosystème et favorisant la destruction de la steppe.


    5*Utilisation des végétaux de la steppe à des fins domestiques :
    L’utilisation de l’alfa comme combustible par les ménages nomades , ou comme moyen de protection contre le froid et le vent , ou comme matière première à certains ustensiles de cuisine a été l’un des éléments les plus remarquables qui ont contribué à la quasi disparition de l’alpha , du romarin de l’armoise et des arbustes de montagne (Araar) .

    6* Sécheresse :
    Les années de sécheresse qui se sont succédées depuis les années 1970 ont été d’un effet dévastateur sur la région , appauvrissement voire disparition du couvert végétal quoiqu’il faut remarquer que les zones interdites le long des frontières , malgré ces changements climatiques ont constitué un réservoir remarquable de la végétation , ce qui conforte la nécessité de la mise en défens comme élément indispensable contre la dégradation des sols .

    7*Défrichement et introduction de l’agriculture :
    L’introduction de l’agriculture dans les zones steppiques a été , à notre sens , une erreur fatale . S’il fallait privilégier l’implantation de périmètres agricoles dans les daiaites et le long des oueds , le fait d’avoir permis le défrichement anarchique et dans des zones alfatières pour l’introduction de la céréaliculture , a été une grave erreur qu’il est urgent de stopper pour préserver le peu de végétation qui survit encore .

    8* Absence ou mauvaise application des textes :
    Il s’agit de répondre sans ambiguïté à la question : à qui appartient la steppe ?
    Tous les textes réglementant cette immense étendue ont été , soit mal élaborés , ou mal appliqués et n’ont pas tenu compte des contraintes existantes et des observations ou suggestions des utilisateurs de la steppe .

    9* Inefficacité de l’intervention des pouvoirs publics :
    L’existence de nombreux organismes spécialisés dans l’intervention dans la steppe a été louable mais a dénoté le manque de coordination des ces services et la mauvaise appréciation de la situation et leur forme d’intervention a été soit caractérisé par l’absence de rationalité , soit par des comportements bureaucratiques et par conséquent n’ont pas eu l’effet désiré .Les opérations menées dans la steppe tant sur le plan de la mise en valeur , que de l’introduction de la forêt au niveau des espèces et des impacts ont eu des résultats très en deçà des moyens financiers consentis par l’Etat.


    En conclusion , la steppe a été l’objet d’un piratage systématique , et n’a bénéficié d’aucune compassion et s’est petit à petit transformée en désert qui menace maintenant ses utilisateurs .Et la situation est telle que le processus est devenu presque irréversible et toutes les actions qui seront entreprises n’auront qu’ un impact superficiel sur la situation .





    1* Sur le plan réglementaire :

      La date/heure actuelle est Ven 17 Nov - 21:09